Les bonnes questions à se poser avant d’acheter un piano de cuisson en 2026
Avant de choisir un piano de cuisson, il est indispensable de se poser les bonnes questions. Cet appareil engage un budget important, une installation spécifique et un usage sur le long terme. Un mauvais choix se traduit rarement par un simple inconfort. Il peut entraîner des contraintes quotidiennes difficiles à corriger. La première question concerne la largeur réellement installable. Il ne suffit pas de mesurer l’espace disponible entre deux meubles. Il faut prendre en compte les dégagements latéraux, l’ouverture des portes de fours, l’épaisseur des crédences et la présence éventuelle d’un mur porteur ou d’un îlot. Certains logements permettent d’installer un piano large, mais compliquent fortement sa livraison.Attention aussi à sa profondeur, souvent bien supérieur à un plan de travail classique.
Mes habitudes culinaires
Il faut ensuite se pencher sur les habitude de cuisson. Avez-vous besoin de plusieurs fours ? Un grand four unique suffit dans de nombreux cas. Plusieurs fours prennent tout leur sens lorsque l’on cuisine souvent des plats différents en même temps, avec des températures ou des modes de cuisson distincts. Multiplier les fours sans usage précis complique l’appareil et augmente son coût. Est-ce que plusieurs feux sont utilisés simultanément de façon régulière ou seulement de manière occasionnelle. Un piano de cuisson prend tout son intérêt lorsque l’on cuisine à plusieurs casseroles, poêles ou cocottes en même temps. Dans le cas contraire, une grande table ne vous serivra pas. Mais peut-être, est-ce juste du confort de cuisson que vous rechercher ?
Le choix du type de cuisson
Il ne doit pas être idéologique. Gaz, induction ou mixte dépendent avant tout des contraintes techniques du logement. L’arrivée de gaz, la puissance électrique disponible, la ventilation et le type de hotte conditionnent fortement les possibilités. Certains choix séduisants sur le papier deviennent complexes ou coûteux à installer. Par exemple, nous déconseillons souvent les piano de cuisson installés au gaz en boutteille.
Service après-vente du fabricant
Maintenant, projetons-nous dans le temps ! Qui assurera le service après-vente dans dix ou quinze ans ? Un piano de cuisson est conçu pour durer longtemps, mais seulement si les pièces détachées restent disponibles et si un réseau de techniciens existe. La marque et le distributeur jouent ici un rôle déterminant. La plupart des fabricants ne proposent pour leur SAV que l'envoi gratuit des pièces détachées. A vous ensuite de trouver un technicien compétent.
Contraintes du piano de cuisson
Le piano de cuisson possède des dimensions "colossales", il faut accepter ses contraintes. Son poids, sa hauteur et sa position basse des fours ne conviennent pas à tous les utilisateurs. Choisir un piano de cuisson, c’est accepter un appareil exigeant, mais cohérent lorsque l’usage est bien identifié. Nous avons déjà eut le cas ou le sol a dû être renforcé pour accepter le poids d'un grand piano de cuisson Lacanche.
Les largeurs de pianos de cuisson
Piano de cuisson 60 cm et 70 cm
La largeur d’un piano de cuisson influence directement le confort d’utilisation, la disposition des foyers et la capacité des fours. C'est logique, mais ce critère est souvent résumé à une question d’esthétique ou de place disponible, alors qu’il conditionne en réalité l’usage au quotidien de l’appareil. C'est pourquoi je vais m'attarder un peu sur ce point. Le piano de cuisson de 70 cm constitue l’entrée dans l’univers du piano de cuisson. Il est beaucoup plus abordable et offre un léger gain de confort par rapport à une cuisinière de 60 cm. Résumons le a une cuisinère confortable. Il permet d’accueillir quatre foyers ou des brûleurs un peu plus espacés. En revanche, le volume des fours est le même. Ce format convient lorsque l’espace est contraint ou lorsque l’on souhaite un piano sans modifier profondément ses habitudes de cuisson. Cet appareil est peu vendu car sensiblement plus cher qu'une cuisinière et avec peu d'avantages si ce n'est sa plus grande robustesse et légerement plus de confort.
Le piano de cuisson de 90 cm
Le piano de cuisson de 90 cm marque un vrai changement d’usage. La table de cuisson devient plus agréable avec de nombreux foyers : 5 s'il y a un grand foyer et six la plupart du temps. Les foyers sont cependant aussi serrés que sur les gazinièrs. Les fours gagnent en largeur et en qualité. C’est à partir de cette dimension que le piano de cuisson commence à jouer pleinement son rôle de centre de cuisson.
Vrai piano de cuisson polyvalent
Les pianos de cuisson de 100 cm renforcent encore ce confort. Ils permettent des configurations plus équilibrées entre la table de cuisson et les fours. Les utilisateurs qui cuisinent souvent à plusieurs feux, ou qui souhaitent associer différentes technologies de cuisson, trouvent dans ces largeurs un compromis cohérent entre encombrement et performance. Il y a souvent 2 à 4 fours.
Les centres de cuisson sur mesure à partir de 110 cm
À partir de 110 cm et au-delà, le piano de cuisson s’adresse à des usages plus spécifiques avec de la customisation. Ces appareils très haut de gamme sont souvent réalisés sur mesure et l'attente est plus longue pour sa fabrication (2 à 3 mois). Ces grandes largeurs offrent la possibilité de multiplier les foyers, d’intégrer des équipements dédiés ou de disposer de plusieurs fours distincts, au choix du cuisinier. Elles imposent en contrepartie une cuisine suffisamment vaste, une ventilation adaptée et une réflexion poussée sur l’installation. Attention aussi au poids de ces "belles bêtes" qui se rentre au chausse pied et avec une grande maitrise dans la cuisine. Pose professionnel obligatoire, ne serait-ce que pour les assurances en cas de dégats.
Concluons rapidement
Choisir la largeur d’un piano de cuisson ne doit donc pas répondre uniquement à une logique esthétique. Il s’agit d’un arbitrage entre espace disponible, habitudes de cuisson et confort recherché. Un piano trop étroit peut limiter l’intérêt de l’appareil, tandis qu’un piano trop large peut devenir contraignant au quotidien.
Table de cuisson : gaz, induction ou mixte en 2026
Le choix de la table de cuisson conditionne l’usage du piano, son installation et certaines contraintes de sécurité. En 2026, ce choix doit s’appuyer sur des éléments vérifiables : l’énergie disponible dans le logement, les règles d’installation et l’usage réel en cuisine.
La cuisson au gaz
La cuisson au gaz repose sur une flamme et sur une combustion. La ventilation de la pièce est une exigence de sécurité lorsqu’un appareil de cuisson fonctionne au gaz. Cette ventilation passe notamment par des entrées et sorties d’air, selon les règles en vigueur et la configuration du logement. L’installation d’un appareil de cuisson au gaz dans l’habitation est encadrée par des règles techniques. La norme NF DTU 61.1 traite des installations de gaz dans les locaux d’habitation et décrit des conditions de mise en œuvre, y compris la coexistence avec certains systèmes de ventilation.
Le gaz en bouteille est possible en usage domestique, mais il impose des contraintes d’organisation et de stockage. Dans un projet de piano de cuisson, ce point doit être évalué au cas par cas, notamment selon la consommation et la facilité d’approvisionnement.
La cuisson par induction
L’induction nécessite des ustensiles compatibles. Un récipient doit présenter une base ferromagnétique pour que la zone à induction fonctionne. Sans récipient compatible, la plaque ne chauffe pas.
L’induction impose aussi des contraintes électriques. La norme NF C 15-100 prévoit un circuit dédié pour une plaque de cuisson, avec une protection adaptée. Avant d’acheter un piano à induction, il faut vérifier la compatibilité de l’installation électrique et la possibilité de créer ou d’adapter ce circuit.
Les configurations mixtes
Un piano mixte associe généralement une partie gaz et une partie induction. Cette solution peut être cohérente si le logement permet à la fois une alimentation gaz conforme et une alimentation électrique adaptée. L'induction est vraient très pratique dans son fonctionnement et pour faire mijoter. Le gaz est un moyen de cuisson agréable, un peu plus dangereux mais qui reste intéressant si on en maitrise l'utilisation.
Le bon choix est celui qui reste compatible avec le logement et cohérent avec l’usage. Pour trancher correctement, il faut partir des contraintes techniques, puis des habitudes de cuisson.
Les fours dans un piano de cuisson
Le ou les fours constituent un élément central du piano de cuisson. Leur conception, leur technologie et leur nombre influencent directement l’usage quotidien de l’appareil. Contrairement à une cuisinière classique, le piano de cuisson permet de choisir entre différentes configurations de fours, ce qui impose de bien comprendre leurs différences.
Four électrique ou four gaz
Les pianos de cuisson peuvent être équipés de fours électriques ou de fours à gaz, selon les marques et les modèles. Le four électrique est aujourd’hui le plus répandu. Il permet une régulation plus fine de la température et une plus grande variété de modes de cuisson, selon les équipements intégrés.
Le four à gaz fonctionne par combustion. Il offre une montée en température rapide et une chaleur humide naturelle. En revanche, la précision de réglage est plus limitée que sur un four électrique. Le choix entre four gaz et four électrique dépend principalement des habitudes de cuisson et de l’énergie disponible dans le logement.
Chaleur statique et chaleur brassée
La chaleur statique repose sur des résistances situées en partie haute et basse du four. La chaleur se diffuse naturellement dans la cavité. Ce mode de cuisson reste simple et fiable, mais il nécessite parfois des ajustements manuels lors de cuissons sur plusieurs niveaux.
La chaleur brassée, aussi appelée air pulsé selon les fabricants, repose sur un ventilateur qui homogénéise la température dans le four. Ce système améliore la régularité de cuisson et facilite l’utilisation simultanée de plusieurs niveaux. Tous les fours de piano ne disposent pas de ce mode.
Fours vapeur et fours combinés vapeur
Certains pianos de cuisson proposent des fours vapeur ou des fours combinés vapeur. Ces systèmes utilisent de l’eau pour générer de la vapeur pendant la cuisson. Ils permettent des cuissons spécifiques, notamment pour préserver l’humidité des aliments.
La présence d’un four vapeur impose des contraintes supplémentaires, comme un réservoir d’eau ou un raccordement, ainsi qu’un entretien adapté. Ce type de four doit répondre à un usage réel pour justifier sa complexité.
Un grand four ou plusieurs fours
Un piano de cuisson peut être équipé d’un seul grand four ou de plusieurs fours de dimensions différentes. Un grand four unique suffit dans de nombreux cas, notamment pour les plats volumineux et les cuissons longues.
Plusieurs fours prennent tout leur sens lorsque l’on cuisine régulièrement plusieurs plats en même temps, avec des températures ou des modes de cuisson distincts. Cette configuration augmente toutefois le coût de l’appareil et sa complexité.
Nettoyage des fours

Le nettoyage des fours d’un piano de cuisson impose aussi une contrainte physique spécifique. Les fours étant positionnés en partie basse, l’accès à la cavité se fait à hauteur du sol. Le nettoyage se réalise souvent accroupi ou à quatre pattes, en particulier pour les parois du fond et les angles inférieurs. Cette position peut devenir inconfortable lors d’un entretien régulier ou prolongé.
Les systèmes de nettoyage intégrés, comme la catalyse, la pyrolyse ou l’aide par vapeur, facilitent l’entretien mais ne suppriment pas totalement cette contrainte d’accès. Il reste nécessaire de frotter manuellement certaines zones. Ce point doit être pris en compte dans le choix d’un piano de cuisson, notamment pour les utilisateurs sensibles aux contraintes physiques ou recherchant un entretien plus accessible.
Sécurité et ergonomie
Les fours d’un piano de cuisson sont positionnés en partie basse de l’appareil. Cette configuration impose de se pencher pour enfourner et nettoyer. La présence d’une porte froide ou tempérée est un élément de sécurité important, notamment en présence d’enfants.
Le choix des fours dans un piano de cuisson doit donc être cohérent avec l’usage réel, les habitudes culinaires et les contraintes physiques de l’utilisateur. Un four simple et stable est souvent plus adapté qu’un ensemble complexe peu utilisé.
Finitions, matériaux et fabrication des pianos de cuisson
Les finitions et les matériaux d’un piano de cuisson ont une influence directe sur la robustesse de l’appareil, sa stabilité dans le temps et sa réparabilité. Ces critères jouent un rôle important lors de l’achat d’un piano de cuisson, car ils conditionnent la durée de vie réelle de l’appareil. Les informations fournies par les fabricants donnent parfois des indications utiles sur les procédés employés. Elles doivent toutefois être lues comme des éléments de méthode, et non comme une garantie absolue de qualité.
Épaisseur des aciers et rigidité du châssis
La rigidité d’un piano ne dépend pas uniquement de l’épaisseur d’une tôle. Elle repose aussi sur la structure interne, la présence de renforts, la qualité des soudures et le mode d’assemblage. Certains fabricants décrivent des étapes de tôlerie, de chaudronnerie et de soudure. Ces informations indiquent un travail sur des pièces métalliques structurantes, sans permettre d’en déduire une épaisseur précise en l’absence de fiche technique détaillée.
Sur de nombreux pianos de cuisson d’entrée de gamme, notamment ceux vendus principalement en ligne sur des sites généralistes, ces données restent absentes. La conception repose alors sur des structures plus standardisées, difficiles à comparer sur des critères purement techniques.
Lorsque le fabricant indique un assemblage manuel à l’unité, comme chez Lacanche, cela décrit un mode de production où le réglage et l’ajustement font partie du processus. Ce type d’assemblage peut limiter certains jeux au montage si le contrôle est rigoureux. Il ne remplace cependant pas une information chiffrée sur les matériaux utilisés.
Émaillage véritable et peinture
Il existe une différence technique nette entre un revêtement émaillé vitrifié et une peinture. Lacanche décrit un émail obtenu par fusion d’une poudre de verre et de pigments minéraux, avec une cuisson à environ 850 °C. Le fabricant mentionne aussi un travail en atelier dédié et l’application de plusieurs couches. Ces éléments correspondent à un procédé d’émaillage traditionnel, avec une couche vitreuse cuite à haute température, adaptée à un usage intensif.
Smeg décrit de son côté un émail de cavité nommé Ever Clean, appliqué par procédé électrostatique puis cuit à plus de 850 °C. Le site indique une faible porosité et une résistance aux acides, afin de limiter l’adhérence des graisses. Cette information concerne l’intérieur du four et non les panneaux extérieurs. Cette distinction est importante, car la tenue dans le temps ne se juge pas de la même manière selon la zone concernée.
Boutons, poignées et commandes
Les commandes concentrent une grande partie de l’usure quotidienne sur un piano. Les fiches produits Smeg décrivent, selon les modèles, des bandeaux de commande en métal émaillé, des boutons finition inox et des poignées en inox brossé. Ces éléments décrivent des matériaux identifiables et courants. Ils ne suffisent pas à garantir une durée de vie supérieure, mais ils permettent une lecture plus objective de la conception.
Chez Lacanche, le fabricant mentionne une sérigraphie émaillée des bandeaux de commande. Ce procédé décrit un marquage conçu pour résister à l’usage et au nettoyage. Ce point est à prendre en compte, car un marquage fragile peut s’effacer avec le temps, même lorsque le piano de cuisson reste fonctionnel. Nous l'avons largement constaté sur les salons avec certaines marques plutôt "fragiles" de piano de cuisson pas cher.
Fabrication industrielle, semi-artisanale et sur mesure
Le mode de fabrication influence directement le niveau de personnalisation et certaines différences entre pianos de cuisson. Lacanche indique une construction à l’unité et un assemblage manuel, avec des parures de couleur émaillées réalisées spécifiquement pour chaque commande. Ce type de fabrication correspond à une logique de production à la commande, où la finition se choisit lors de la configuration.
Smeg décrit une production réalisée en Italie, répartie sur plusieurs sites industriels. Pour l’utilisateur, cela situe la fabrication dans une organisation structurée, avec une gamme large et des références standardisées. Cette approche facilite souvent l’identification des pièces et des variantes, même si la réparabilité dépend ensuite de la conception interne du modèle et de la politique de pièces détachées.
Origine de fabrication et rapport qualité / prix réel
L’origine de fabrication d’un piano de cuisson influence directement son rapport qualité / prix réel. Lorsqu’un appareil est fabriqué loin de son marché de vente, son prix final intègre des coûts supplémentaires liés au transport international, à l’importation, au stockage, au paiement du SAV, de l'import de pièces, et aux marges intermédiaires. Ces coûts n’améliorent ni la qualité de cuisson, ni la robustesse, ni la réparabilité de l’appareil. Dans le cas de certains pianos de cuisson importés depuis des zones de production éloignées, le positionnement tarifaire peut ainsi devenir moins cohérent au regard des matériaux utilisés et des prestations proposées. Une part significative du prix payé correspond alors à la logistique et à la distribution, sans bénéfice direct pour l’utilisateur final: Amériques, Engleterre, Chine,...
La réparabilité dépend aussi de l’accessibilité des composants, de la conception modulaire et de la disponibilité annoncée des pièces détachées. Sur ce point, certains fabricants communiquent plus clairement que d’autres, même si le cadre réglementaire impose désormais un minimum d’informations. Lacanche (fabriqué en France) indique par exemple une attention portée à la disponibilité des pièces dans le temps et précise que certains composants de remplacement restent compatibles avec des modèles plus anciens. Le site mentionne également la possibilité, sous conditions, de remplacer une parure émaillée, notamment pour modifier la couleur.
Chez Smeg (fabriqué en Italie), certaines pages techniques indiquent des éléments démontables liés à l’entretien, comme un vitrage intérieur de porte amovible sur certaines gammes de fours. Ce type d’information ne décrit pas l’ensemble de la réparabilité, mais il donne un indice sur l’accès aux éléments exposés à l’encrassement et à l’usure.
En 2026, pour choisir un piano de cuisson durable, la bonne pratique consiste à analyser l’origine de fabrication, la cohérence du prix demandé, la disponibilité des pièces détachées, l’existence d’un réseau de service et la présence d’une documentation technique exploitable. Sans ces éléments, il reste difficile de conclure de manière fiable sur une durée de vie de dix à quinze ans, même lorsque les matériaux paraissent solides.
Conclusion – comment choisir son piano de cuisson en 2026
Le piano de cuisson n’est pas un appareil universel. Il s’agit d’un équipement structurant, qui engage l’aménagement de la cuisine, l’installation technique et l’usage quotidien. Choisir un piano de cuisson suppose donc d’accepter des contraintes réelles, en échange d’un confort de cuisson spécifique. Il ne s’agit ni d’un effet de mode, ni d’une simple alternative haut de gamme à une cuisinière classique.
Les erreurs les plus fréquentes apparaissent lorsque le choix repose sur des critères esthétiques ou symboliques. Une largeur trop importante, des fours multipliés sans usage identifié, une énergie mal adaptée au logement ou un service après-vente non pris en compteau départ,transforment rapidement l’appareil en contrainte. Un piano de cuisson mal choisi devient pénible à utiliser, alors qu’il est censé simplifier le travail en cuisine. L’ergonomie constitue un point souvent sous-estimé. Les fours d’un piano de cuisson sont positionnés en partie basse. Cette configuration impose de se pencher pour enfourner, surveiller et nettoyer. Le nettoyage des fours est plus contraignant qu’avec un four en colonne, même lorsque des systèmes d’aide à l’entretien sont présents. Cette réalité doit être prise en compte, notamment sur un usage de long terme ou en présence de contraintes physiques.
En 2026, un bon choix repose avant tout sur la cohérence. La largeur doit correspondre à l’espace disponible et aux habitudes de cuisson. Le nombre de foyers et de fours doit rester proportionné à l’usage réel. L’énergie choisie doit être compatible avec le logement, sans compromis sur la sécurité ou la conformité. La qualité de fabrication, la réparabilité et l’existence d’un interlocuteur pour le service après-vente sont des critères déterminants.
Dans certains cas, renoncer à un piano de cuisson est une décision rationnelle. Une cuisine trop contrainte, un usage occasionnel, des difficultés physiques ou la préférence pour un four en hauteur orientent vers d’autres solutions plus adaptées. Ce choix n’est ni un recul ni un échec, mais une adaptation logique aux contraintes réelles. Le piano de cuisson reste un excellent outil lorsqu’il est choisi pour de bonnes raisons. En 2026, bien choisir son piano de cuisson, c’est avant tout savoir pourquoi on en a besoin, accepter ses contraintes et privilégier la cohérence à long terme plutôt que l’effet immédiat.
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